Salomé à Bastille

Œuvre : Salomé, opéra (Op.54) de Richard Strauss adapté d’une pièce d’Oscar Wilde.

Dates : 14 septembre (5 places) et 20 septembre (8 places)

Pinchas Steinberg dirige l’orchestre de l’opéra de Paris. Angela Denoke chante le rôle-titre, Juha Uusitalo est Iokanaan et Stig Andersen chante Hérode. André Engel a fait la mise en scène.

Personnages :

Hérode (ténor), tétrarque de Galilée, quelques années après avoir fait couper la tête à tous les copains de classe du petit Jésus.

Hérodias (mezzo), sa belle-sœur devenue son épouse (voyez comment ça part).

Salomé (soprano), fille de la précédente et par conséquent belle-fille du premier. Elle est bien belle. Du moins je crois, sinon l’histoire dont je fais ci-dessous le résumé succinct n’a ni queue ni tête.

Iokanaan (baryton), Jean dit « le précurseur ». C’est Saint Jean-Bat’, le bon vieux pote d’enfance et baptiseur de Jésus. Il est enfermé par Hérode.

Narraboth (ténor), jeune capitaine syrien, qui se croira assez fringant pour faire tomber la belle dans ses bras. Naïf.

L’histoire : Scène 1 : Narraboth, amoureux transi, contemple niaisement la lune en rêvant d’amour, d’eau fraîche et de Salomé (« Wie schön ist die Prinzessin »). De la citerne où il est emprisonné s’élève la voix exaltée du prophète non pas Mahomet mais Iokanaan (« Nach mir wird einer kommen »).         Scène 2.Troublée par le regard concupiscent d’Hérode, qui non content de se faire sa belle-sœur reluque aussi sa belle-fille, Salomé, la brune fatale à l’origine de la boucherie sans nom dans laquelle se terminera cette histoire, quitte la table (« Ich will nicht bleiben« ). En dépit de l’interdiction qui lui en est faite, elle insiste auprès de Narraboth pour parler à Iokanaan, le prophète. Son pouvoir de séduction sur le jeune officier est tel qu’il consent à ouvrir la citerne et laisser sortir Iokanaan, le prophète, enfreignant l’ordre d’Hérode.   Scène 3. Les paroles de Iokanaan fascinent la princesse ; son aspect lui répugne et l’attire à la fois (« Wo ist er« ). Il faut dire que Iokanaan le prophète est un prophète ambigu. Malgré les imprécations que Iokanaan profère à son encontre, Salomé lui déclare sa passion et exige un baiser (« Ich will deinen Mund küssen »). Il refuse, la repousse et regagne sa citerne. Eût-il connu la suite qu’il eût sans doute pris une minute pour réfléchir avant de commettre pareille bourde. Mais poursuivons. Narraboth, fou de jalousie, se suicide aux pieds de la princesse. ça fait déjà un de chute. Les autres suivront.        Scène 4. Sur la terrasse paraissent Hérode, Hérodias et leur suite. Fou de désir pour Salomé sa belle-fille, Hérode la supplie de danser pour lui, en échange de quoi il lui promet tout ce qu’elle voudra. Salomé danse (c’est la « danse des sept voiles », air souvent donné seul en concert), puis exige sur un plateau d’argent la tête de Iokanaan, histoire de battre son beau-père au concours du plus dégueulasse et de faire payer sa morgue au seul mec de l’histoire qui ne veut pas d’elle, alors que c’est lui le seul qu’elle veut, elle. Horrifié, Hérode lui propose plutôt toutes ses richesses (« Ich habe en diesem Ort Juwelen vernehmen« ), en vain. Il finit par céder, car il tient vraiment à cette danse. Salomé se penche sur la citerne, s’impatiente (« Es ist kein Laut zu vernehmen« ) quand soudain le bras du bourreau apporte la tête tant attendue. Salomé la saisit, lui reproche d’avoir refusé son baiser, et reprend son droit en embrassant longuement sa bouche (« Ah ! Ich habe deinen Mund geküsst« ). Qu’importe le plat, pourvu qu’on ait l’appétit. Hérode, terrifié par tant de monstruosité mais enfin satisfait d’avoir eu le spectacle qu’il demandait, ordonne à ses gardes de tuer Salomé, qu’ils écrasent avec leurs boucliers.

 

Extrait vidéo :

Danse des 7 voiles : http://www.dailymotion.com/video/x760w3_danse-7-voiles-salome-strauss_music

 


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